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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 08:00

Espace Cancer

Les cellules de la peau et des ongles font partie des cellules à renouvellement rapide susceptibles d'être touchées transitoirement par certaines chimiothérapies. Le traitement peut induire une modification de ce rythme, visible par des manifestations cutanées sur l’ensemble du corps ou sur une partie de celui-ci, en particulier les mains et les pieds. Ces symptômes peuvent facilement être atténués.
La renouvellement cutané reprend son rythme habituel et normal après la dernière dose de chimiothérapie reçue. La peau et vos ongles retrouvent leur aspect habituel.
D’autres traitements, tels que l’hormonothérapie et les thérapies ciblées, peuvent induire des modifications cutanées transitoires. Il s’agit donc d’identifier la cause des manifestations afin de trouver les moyens les plus adaptés pour y faire face.
En langage médical, un érythème désigne une rougeur sur la peau; un prurit des démangeaisons; une dermatite une inflammation; une desquamation la peau qui pèle.

Ce que vous pourriez observer ou ressentir

Les patients et les professionnels remarquent différents symptômes selon le type de traitement administré. Ce peut être :
  • Une irritation, telle qu’une peau sèche qui pèle et qui présente rougeurs, sensibilité et fourmillements. Ces signes sont parfois localisés strictement dans la paume des mains et sous la plante des pieds.
  • Un changement d’aspect de la peau, qui devient sensible au soleil ou qui laisse apparaître de petites taches brunâtres.
  • Les ongles qui deviennent cassants, striés ou dédoublés.
  • Une irritation et une sécheresse des yeux, des narines, de l’intérieur de la bouche et des lèvres ou, pour les femmes, de la muqueuse vaginale.

Ce que vous pouvez faire

Les symptômes cutanés sont transitoires. Voici quelques suggestions pour prendre soin de votre peau durant le traitement et agir sur les manifestations.
Rougeurs, démangeaisons, sécheresse de la peau
Traitez votre peau avec délicatesse, en cherchant à l’adoucir et à l’aider à cicatriser si la peau est gercée :
  • Privilégiez des douches rapides plutôt qu’un long bain chaud.
  • Choisissez de vous savonner à la main, cela permet un soin doux et délicat et évite les germes qui peuvent être contenus dans les gants de toilette.
  • Optez pour de l’eau tiède plutôt que de l’eau chaude lors de vos soins.
  • Tamponnez, tapotez votre peau avec votre serviette de bain pour la sécher (évitez de la frotter), et/ou utilisez un sèche-cheveux pour sécher les plis de la peau.
  • Préférez les savons doux et hydratants.
  • Appliquez des crèmes hydratantes pour le corps sans alcool ou des huiles en insistant souvent sur les zones plus sensibles (mains, coudes, pieds). Profitez-en pour vous faire un massage.
  • Limitez l’utilisation de parfums, eau de Cologne et après-rasage contenant de l’alcool, le temps des traitements car ceux-ci dessèchent la peau.
  • Privilégiez des apports alimentaires naturels riches en acide gras et en vitamines pour leur effet favorable sur l’élasticité de la peau.
  • Informez votre équipe spécialisée si vous remarquez que vos paumes de mains ou vos plantes de pieds deviennent sensibles ou si vous ressentez un engourdissement ou des picotements.
D’astuces de patients, l’emploi d’une lessive douce pour le lavage de votre linge et l’application d’une crème pour le visage «peau sensible», avec indice de protection, peuvent participer favorablement à votre mieux-être.
Sensibilité au soleil, changement de coloration de la peau (petites taches brunes)
  • Evitez de vous exposer au soleil de manière directe.
  • Ayez recours à un écran solaire avec un haut indice de protection (30 minimum ou selon le conseil de votre médecin) lorsque vous programmez une sortie en plein air.
  • Utilisez un baume protecteur pour les lèvres avec indice de protection.
  • Limitez les tenues ajustées et privilégiez des vêtements amples, de couleur claire, couvrant bras et jambes et si possible en fibres naturelles (coton, lin, soie).
  • Mettez de côté l’usage de crèmes autobronzantes.
Ongles cassants, striés ou dédoublés
  • Utilisez des gants lorsque vous faites la vaisselle, lorsque vous jardinez ou faites des travaux ménagers. Cela aura un effet préventif sur vos ongles et sur votre peau.
  • Protégez vos mains du froid en mettant des gants lorsque vous sortez l’hiver.
  • Profitez des bénéfices d’une crème hydratante appliquée régulièrement sur vos mains et la plante de vos pieds.
  • Si vous le souhaitez, appliquez un durcisseur d’ongles proposé en droguerie ou en grande surface.
Transmettez à votre équipe soignante vos observations, notamment si les ongles sont colorés et/ou vous font mal.
D’expériences de patientes, il semble que le vernis à ongles foncé non nacré posé en double couche la veille ou le jour même de la chimiothérapie permette de les ménager. Il s’agit plus d’une astuce que d’une recommandation. Il est alors important de renouveler l’opération avant chaque traitement et de retirer le vernis avec un dissolvant sans alcool ni acétone. Il se peut que la mesure de certains paramètres médicaux ne permettent pas l’usage d’un vernis à ongles. Parlez-en donc à votre équipe soignante.
Sécheresse des yeux ou des muqueuses
- Effets ressentis au niveau des yeux :
  • Réalisez un soin doux des yeux avec un coton et de l’eau plusieurs fois par jour. Il diminuera les larmoiements et aura un effet apaisant.
  • Optez pour l’application d’un collyre (larmes artificielles) ou d’une crème oculaire conseillée par votre médecin afin de diminuer les rougeurs et l’irritation.
- Effets ressentis au niveau des narines :
  • Appliquez un gel nasal conseillé par votre médecin pour humidifier les muqueuses. Le produit va diminuer la formation de croûtes et le risque de saignement superficiel.
- Effets ressentis au niveau de l’intérieur de la bouche:
  • Réalisez des soins de bouche réguliers plusieurs fois par jour. Préférez l’eau à une solution commercialisée qui peut augmenter la sécheresse locale selon sa composition.
  • Profitez de l’effet des bonbons sans sucre. Ils vont activer la production de salive et donc humidifier la bouche. Les bonbons à la menthe sans sucre ont, en plus, un effet rafraîchissant. Il en est de même pour les glaces à l’eau et les sorbets.
  • Evitez le tabac et l’alcool qui ont un effet asséchant.
  • Soignez vos lèvres en appliquant un baume hydratant.
  • Si vous le souhaitez, vous pouvez utiliser un spray de «salive artificielle» que le médecin vous aura conseillé.
- Effets ressentis au niveau vaginal :
  • N’hésitez pas à parler de vos symptômes à votre médecin. Il peut vous conseiller et vous prescrire une crème ou des gélules traitant l’irritation.
  • Optez pour l’application d’un gel lubrifiant lors de relations intimes.
Si d’autres symptômes sont associés à ceux de la ménopause, sentez-vous libre de discuter avec votre médecin de la possibilité d’un traitement substitutif.

Dernière modification le 03.03.2011

 


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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 08:00

Espace Cancer

Les cellules du bulbe pileux (racine et poil/cheveu) font partie des cellules à renouvellement rapide susceptibles d'être touchées transitoirement par certaines chimiothérapies. La perte des cheveux et des poils causée par le traitement peut être totale ou partielle selon les médicaments. Après la fin du traitement, la repousse est certaine.
Le terme médical utilisé pour désigner la chute des cheveux et des poils est alopécie.

Ce que vous pourriez observer ou ressentir

Les premiers signes apparaissent généralement 2 à 3 semaines après le premier traitement de chimiothérapie. Certaines personnes décrivent une douleur au niveau du cuir chevelu quelques jours avant le début de la chute des cheveux, ainsi qu’une sensibilité au toucher.
La repousse se fait environ 2 à 3 mois après le dernier traitement de chimiothérapie, à la vitesse de croissance normale du cheveu, soit 1 centimètre par mois. Certaines personnes remarquent que la couleur et la texture de leurs nouveaux cheveux est différente de celle d’avant les traitements. Généralement, ils reprennent leur structure habituelle au fil des mois.

Ce que vous pouvez faire

La perte des cheveux et de la pilosité peut être une période difficile à vivre. Les modifications engendrées touchent la personne dans son identité et son intimité.
Vous trouverez ci-dessous quelques suggestions de personnes passées par là et de professionnels spécialisés. Ces conseils ne remplacent pas les échanges avec votre équipe soignante, mais offrent une base de discussion qui vous permettra d'identifier plus facilement vos attentes et vos besoins. 

Se préparer à la chute des cheveux
Une coupe de cheveux courte peut aider à vivre le moment de la chute des cheveux. Elle donne l’impression de plus de volume et d’épaisseur et prépare visuellement. La chute des cheveux peut paraître ainsi moins déprimante lorsqu’elle survient.
Plusieurs messieurs et dames optent pour un rasage préalable du cuir chevelu. Cette solution permet de choisir plutôt que de subir et aide à se sentir en situation de contrôle. Souvent ces personnes choisissent de se faire accompagner par une personne en qui elles ont confiance pour vivre ce moment. Pour l'enfant en traitement, d’expérience de parents, il est préférable de faire réaliser ce rasage par une tierce personne hors du réseau familial.

Soins capillaires et soins du cuir chevelu
Durant le traitement et si vous avez une chute partielle des cheveux, traitez-les avec délicatesse :
  • évitez les lavages superflus,
  • lavez vos cheveux à l’eau tiède,
  • utilisez un shampooing doux,
  • séchez vos cheveux à basse température ou à l’air libre,
  • utilisez une brosse à cheveux souple,
  • évitez les colorations et permanentes.
Il est nécessaire de protéger votre cuir chevelu lorsque vous êtes à l’extérieur. Vous pouvez le faire par le port d’un large chapeau, d’une casquette ou d’un foulard. De même, utilisez une crème solaire avec indice de protection élevé (50-60) ou un écran total avant d’aller à l’extérieur.
Perruque, coiffe, foulard ou chapeau
Si vous envisagez de porter une perruque, un premier contact avec un perruquier ou coiffeur spécialisé avant la perte des cheveux a l’avantage de faciliter le choix au plus près de votre style et couleur. Si ce contact n'est pas possible avant la chute des cheveux, le perruquier vous demandera une photo. Une fois que vous aurez votre perruque, vous pourrez toujours demander à votre coiffeur habituel s’il est d’accord de donner un dernier coup de peigne ou de finaliser la coupe de la perruque afin que celle-ci corresponde à votre style. Pour les messieurs, des toupets sont possibles.
Selon les personnes, le choix d'une perruque peut être au contraire l’occasion d’adopter un nouveau style. Si tel est votre cas, munissez-vous d’une photo ou image d’un modèle qui vous plaît pour soutenir vos explications et aider le spécialiste dans des conseils personnalisés.
L’équipe soignante ou l’assistante sociale de la ligue régionale contre le cancer attribuée à votre service peuvent vous mettre à disposition les adresses utiles (pdf 87ko) et vous renseigner plus précisément sur les possibilités de remboursement. Dans tous les cas, une ordonnance et un formulaire d’attestation médicale sont nécessaires pour l’acquisition d’une perruque. Si l’envie de renouveau devait se faire sentir ou si les traitements devaient se prolonger, il est bon de savoir que l’AI rembourse les frais jusqu’à concurrence de 1500 frs par an et  l’AVS jusqu’à 1000 frs par an.
Pour certaines personnes, le port d’une perruque doit se faire progressivement afin d’habituer le cuir chevelu.
Les foulard, coiffe, turban, chapeau ou casquette peuvent être une alternative ou un complément à la perruque. Il existe de nombreux modèles permettant de prendre en compte vos goûts, votre style et s’adaptant aux différentes saisons. Certains sont conçus pour les sorties et d’autres pour la nuit afin de garder la tête au chaud.
Soins du visage: cils et sourcils
Le maquillage permet de pallier la perte des sourcils et des cils. Il peut contribuer au mieux être. Des esthéticiennes et des visagistes spécialisées peuvent vous guider dans la découverte de cette technique de maquillage. Il existe aussi le maquillage semi-permanent. Si cette technique est envisagée, il est nécessaire que vous en parliez au préalable avec votre médecin afin de définir le moment le plus opportun pour sa réalisation. Il doit en effet être fait dans des règles d’hygiène très strictes s’il est pratiqué durant votre traitement.
Les cils protègent les yeux des poussières environnantes. Leur chute temporaire rend l’œil plus sensible; il devient sec ou au contraire plus larmoyant. Le port de lunettes solaires ainsi qu’un soin délicat des yeux (avec eau et coton) est utile quotidiennement. En cas de sécheresse, l’utilisation d’un collyre ou de larmes artificielles est efficace. N’hésitez pas parler de cet aspect et signaler à votre équipe si vous êtes porteur de lentilles oculaires.
La repousse
Lors de la repousse des cheveux, il est conseillé de poursuivre pour quelques mois les soins du cuir chevelu suggérés durant le traitement.
Les apports alimentaires naturels riches en protéines, minéraux et vitamines peuvent participer favorablement à la repousse des cheveux et à la qualité de la texture. Inversement, il est peu probable qu’un produit ou une lotion vendue pour un usage externe ait une quelconque efficacité sur la repousse.

Dernière modification le 27.04.2011

 


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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 10:21

 

Espace Cancer

Les cellules du goût (les papilles gustatives) et celles de l’odorat font partie des cellules à renouvellement rapide susceptibles d'être touchées transitoirement par certaines chimiothérapies. Localisées majoritairement sur la langue et dans le nez, elles sont utiles pour analyser la saveur des aliments en bouche. Leur altération peut engendrer provisoirement une modification ou perte de goût et une sensibilité exacerbée aux odeurs. Cela peut en soi vous amener à modifier passagèrement vos habitudes alimentaires.
L’appétit peut aussi être influencé par d’autres effets indésirables comme les nausées ou les vomissements, les irritations et ulcérations de la bouche, les troubles de l’activité intestinale (ballonnements, diarrhées ou constipation) ou la fatigue. Il s’agit donc d’identifier aussi exactement que possible la ou les causes des changements alimentaires afin de trouver les stratégies les plus adaptées pour y faire face.
En langage médical, on parle d'hypogueusie pour désigner une perception moins intense des saveurs et une dysgueusie pour désigner une altération des goûts.

Ce que vous pourriez observer ou ressentir

La modification de la perception des odeurs et du goût est intermittente. Elle peut survenir les jours qui suivent la cure de chimiothérapie pour s’estomper, voire disparaître, entre chacune d’elles.
Les signes décrits par les personnes concernées sont :
  • Une aversion à manger, la sensation que «rien ne passe» par manque de goût.
  • Une sensibilité extrême aux saveurs qui entraîne soit un désir nouveau pour certains mets soit un dégoût pour des aliments autrefois agréables.
  • Une diminution de perception des saveurs qui rend les aliments fades.
  • Un changement des goûts et saveurs qui «dénaturent» les aliments. Les personnes parlent parfois d’un goût métallique ou amer et de saveurs trop sucrées ou trop salées.
  • Une sensibilité aux odeurs qui peut rendre les parfum, lotion corporelle ou déodorant habituels soudainement désagréables.

Ce que vous pouvez faire

Si vous endurez un ou plusieurs de ces signes, votre appétit et votre plaisir de la table risquent d’être influencés. Il est nécessaire pourtant de maintenir tant que possible des réserves d’énergie et un équilibre alimentaire favorable à votre qualité de vie et à vos soins.
Vous trouverez ci-dessous quelques suggestions de personnes passées par là et de professionnels spécialisés. Ces propositions sont à discuter avec votre équipe de soins afin de vérifier que les aliments choisis sont appropriés à votre situation et qu'ils n’interfèrent pas avec d’autres effets secondaires.

D’une manière générale
  • Si vous avez perdu l’intérêt à manger, privilégiez avant tout les aliments reconstituants et enrichis non sucrés comme des barres de céréales ou des produits laitiers afin d’assurer un apport énergétique et nutritif.
  • Optez pour des collations régulières et de petites quantités. Ce peut être une alternative pour tester différentes saveurs et de ne pas vous sentir surchargé.
  • Gardez tant que possible la notion d’une alimentation équilibrée. Des mets industriels, souvent trop sucrés ou trop salés, auraient le désavantage de provoquer des effets non souhaités (rétention d’eau dans le corps, augmentation du sucre dans le sang).
  • Variez la texture des apports en consommant des jus de fruits, des frappés ou des jus de légumes frais si vous n’avez pas de contre-indication à les absorber crus.
  • Expliquez à vos proches vos sensations afin qu’ils comprennent pourquoi vous éprouvez moins de plaisir à déguster le plat que vous affectionniez particulièrement auparavant.
  • Parlez de vos changements alimentaires et de vos perceptions à votre équipe soignante. Signalez vos variations de poids au médecin qui pourra vous proposer une consultation spécialisée avec une diététicienne, afin d'essayer de pallier le déficit d’apport alimentaire.
Si vous avez perdu l’envie de manger
  • Rendez à votre repas un caractère agréable pour vous. Selon les personnes, ce peut être par exemple de partager le repas avec la famille ou des amis, en regardant une émission télévisée ou en écoutant une musique que vous appréciez.
  • Si vous le pouvez, faites des exercices physiques modérés avant de manger afin de vous ouvrir l’appétit (marche, gym douce).
  • Ne chargez pas votre assiette pour ne pas être découragé devant une assiette pleine et avoir l’occasion de vous reservir.
  • Les boissons gazeuses froides au cola (dégazées) prises par petites gorgées peuvent soulager une sensation de satiété.
  • Pensez à avoir à disposition des plats déjà cuisinés afin qu’ils soient vite réchauffés lorsque vous avez la sensation de faim. Pour y parvenir et selon comment vous vous sentez :
    • Choisissez les jours favorables entre deux cycles de chimiothérapie pour cuisiner des produits frais en grandes quantités avant de les congeler par portions;
    • Si des amis ou des proches se mettent à disposition pour une aide, n’hésitez pas à leur demander de cuisiner des plats de saison qui pourront être congelés en précisant clairement les goûts que vous tolérez.
  • Si vous avez plusieurs médicaments à prendre au moment d’un même repas, discutez avec votre équipe soignante de la possibilité de fractionner la prise à différents moments de la journée. Vous prendrez aussi connaissance des choix motivant certains horaires de prises.
Si vous ressentez un dégoût pour les aliments
  • Des personnes évoquent la forte odeur que dégagent certains aliments. Si tel est votre cas, éliminez transitoirement ces produits.
  • Si vous avez une aversion soudaine pour la viande rouge, vous pouvez opter pour une autre source en protéines: produits laitiers, œufs, volailles, soja, lentilles.
Si vous ressentez une diminution de la saveur des aliments
  • Evitez d’ajouter plus de sucre ou de sel pour relever les goûts d’un mets. Cela n'apporterait pas plus de saveur aux aliments et aurait le désavantage de provoquer des effets non souhaités (rétention d’eau, augmentation du sucre dans le sang). Préférez et testez l’usage de fines herbes (origan, basilic, thym, romarin, menthe, estragon, sauge, etc.) et d’épices douces (muscade, laurier, cannelle, etc).
Si vous ressentez une altération des goûts ou des goûts excessifs
  • Servez-vous des aliments froids ou légèrement tempérés pour éviter les goûts trop prononcés.
  • Evitez les épices trop piquantes et les aliments vinaigrés ou salés qui pourraient augmenter la perception de goûts excessifs.
  • Si les aliments vous paraissent trop acides, ajoutez de la crème (faible teneur en matière grasse).
  • Si les aliments vous paraissent d’emblée trop sucrés, optez pour des desserts sans sucre ou accompagnés de blancs d’œufs en neige frais pour les mousses ou compotes.
  • Si les aliments vous paraissent trop salés, choisissez des aliments sans adjonction de sel et mettez de côté les chips, apéritifs et charcuterie.
  • Si les aliments ont un arrière goût «métallique» en bouche, profitez de l’effet de bonbons à la menthe sans sucre afin de l’atténuer. L’utilisation de couverts en plastique peut également diminuer la perception de ce goût.
Si vous êtes hypersensible aux odeurs
  • De nombreuses personnes évoquent une sensibilité olfactive à plusieurs aliments tels que certains poissons, les choux, l’oignon, le brocoli, le café, les aliments frits, gras et sucrés. S’il en est de même pour vous, éliminez transitoirement ces produits de vos repas.
  • Choisissez pour un temps des lotions corporelles hydratantes au parfum neutre.

Dernière modification le 03.03.2011

 

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 18:29

Espace Cancer

La plupart des chimiothérapies ont pour effet de ralentir la production des composants du sang dans la moelle osseuse. Trois types de composants peuvent être touchés:
  • les globules rouges, appelé aussi érythrocytes, qui assurent surtout le transport de l’oxygène dans l’organisme.
  • les globules blancs, appelés aussi leucocytes, qui protègent des infections;
  • les plaquettes, appelées aussi thrombocytes, qui agissent sur la coagulation;
Des analyses de sang sont effectuées très régulièrement avant chaque séance de chimiothérapie. Elles permettent d’évaluer la tolérance au traitement. Il se peut que la dose des médicaments et le rythme des séances soient modifiés selon les résultats, pour garantir à la fois la sécurité de la personne soignée et maintenir l’efficacité du traitement.

Effets sur les globules rouges

Les chimiothérapies administrées de façon répétée peuvent entraîner une diminution du nombre de globules rouges dans le sang. Celle-ci ne survient que tardivement car les globules rouges formés juste avant un traitement ont une durée de vie de 120 jours.
Le terme médical utilisé pour désigner une diminution significative des globules rouges dans le sang est anémie.
L’anémie se mesure en observant le taux d’hémoglobine. L’hémoglobine assure le transport de l’oxygène dans le sang qu'elle libère là où le corps en a besoin. C’est cette composante qui donne sa couleur rouge au sang et rosée à la peau. Un manque explique un teint pâle. Lorsque le taux d'hémoglobine est bas, la fonction respiratoire s’efforce de compenser le manque d’oxygénation par une accélération de la respiration (plus vite, plus forte) pour apporter suffisamment d’oxygène aux organes.

Ce que vous pourriez observer ou ressentir

Une baisse des globules rouges s’observe ou se ressent par:
  • une sensation de fatigue et de faiblesse persistante
  • une pâleur du teint
  • un essoufflement au moindre effort
  • des étourdissements ou des vertiges
  • la sensation que le cœur bat plus vite.
En pratique
Vous entendrez des chiffres relatifs à vos résultats sanguins. Le taux d’hémoglobine (Hb) est mesuré en gramme par litre généralement (g/l). Le taux habituel d’hémoglobine en dehors de tout traitement est de 117 à 157g/l.

Ce que vous pouvez faire

Les actions préventives ont pour objectif de diminuer l'inconfort lié à la baisse des globules rouges. Elles portent essentiellement sur la réorganisation temporaire des activités quotidiennes dans le but de limiter la fatigue et l’essoufflement.
Réorganisation des activités quotidiennes
Pour prévenir la fatigue :
  • Ayez tant que possible un rythme et des habitudes de sommeil régulières.
  • Pensez à vous aménager des plages de détente durant la journée. Reportez ce qui n’est pas indispensable et cherchez à respecter votre besoin de repos.
  • Observez les variations de votre énergie sur une journée afin de prendre vos rendez-vous lorsqu’elle semble être la plus élevée.
  • Donnez une priorité aux activités qui vous tiennent à cœur; privilégiez-les tant que possible dans les choix lors de l’organisation de vos journées.
  • Utilisez les ressources pratiques qui sont proposées par vos proches et osez, au besoin, leur donner des consignes claires pour ce qui vous serait utile: commissions, préparation des repas, ménage, par exemple.
  • Demandez à vos visites de téléphoner avant de venir; n’hésitez pas à garder le contact par téléphone, sms ou courriels si vous n’avez pas l’énergie de recevoir.
Des conseils supplémentaires se trouvent dans le chapitre la fatigue.

Pour éviter l’essoufflement, modérez votre effort. Par exemple :
  • Prenez le temps de vous arrêter régulièrement lors d’une marche.
  • Utilisez un caddie lors des achats.
  • Adaptez vos rangements afin d’avoir à portée de main les objets que vous utilisez le plus souvent.
  • Utilisez l’ascenseur si cela vous semble nécessaire.
  • Une activité sportive n’est pas exclue, elle est même souhaitable. Elle doit être à la mesure de vos forces et de votre souffle.

Traitement de l’anémie
Selon les besoins de votre organisme et vos symptômes, une ou plusieurs transfusions sanguines peuvent vous être proposées afin de pallier le manque de globules rouges et d’en augmenter rapidement le nombre. Si ce traitement est envisagé, l’équipe de soins en discutera avec vous et vous donnera les informations nécessaires.
Les globules rouges renferment l’hémoglobine qui est composée, entre autres, de fer. Un apport complémentaire de fer, ou de vitamines spécifiques, peut parfois être nécessaire. Dans ce cas, cet apport peut être réalisé par perfusion ou oralement.
Dans certaines situations, le médecin prescrit un médicament de type érythropoïétine (EPO) qui participe à renforcer et accélérer la production de globules rouges fabriqués par la moelle osseuse. Si ce médicament vous est prescrit, l’équipe de soins vous donnera les informations nécessaires.

Dernière modification le 12.09.2011

 



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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 08:00

Espace Cancer

La plupart des chimiothérapies ont pour effet de ralentir la production des composants du sang dans la moelle osseuse. Trois types de composants peuvent être touchés:
  • les plaquettes, appelées aussi thrombocytes, qui agissent sur la coagulation sanguine (et permettent donc d'arrêter les saignements);
  • les globules blancs, appelés aussi leucocytes, qui protègent des infections;
  • les globules rouges, appelé aussi érythrocytes, qui assurent en partie le transport de l’oxygène dans l’organisme.
Des analyses de sang sont effectuées régulièrement avant chaque séance de chimiothérapie. Elles permettent d’évaluer la tolérance au traitement. Il se peut que la dose des médicaments et le rythme des séances soient modifiés selon les résultats, pour garantir à la fois la sécurité de la personne soignée et maintenir l’efficacité du traitement.

Effets sur les plaquettes

Une forte baisse des plaquettes dans le sang peut provoquer des troubles de la coagulation, et augmenter le risque de saignement. Cette baisse peut être plus ou moins importante en fonction du produit et de la dose administrée. Le risque de saignement est donc très variable ainsi que l’importance des mesures à prendre.
Les plaquettes se renouvellent tous les 7 à 10 jours environ. L’organisme supporte des variations de leur nombre. Celui-ci ne baisse pas immédiatement lors de l’administration de la chimiothérapie, mais progressivement. Le niveau le plus bas est atteint environ 10 à 20 jours après le traitement pour remonter spontanément ensuite. Ces variations sont surveillées afin d’évaluer la période à risque.
L’administration répétée de chimiothérapies peut conduire à une baisse du nombre de plaquettes dans le sang à long terme.
Le terme médical utilisé pour désigner une diminution significative des plaquettes dans le sang est thrombopénie.

Ce que vous pourriez observer ou ressentir

Si vous observez un des signes décrit ci-dessous, contactez votre oncologue sans délai afin de définir les mesures à prendre. Ces symptômes peuvent aussi être dus à d'autres causes que la baisse des plaquettes. Votre médecin pourra vous renseigner.
  • une tendance à avoir facilement des «bleus» ou ecchymoses lors d’un coup, même léger;
  • une apparition de petites taches rouges sous la peau (pétéchies) ou dans le blanc des yeux;
  • des petites blessures qui saignent anormalement, longtemps ou beaucoup;
  • des saignements du nez ou des croûtes sanguinolentes;
  • des saignements inhabituels des gencives;
  • du sang dans les urines, dans les selles, dans les crachats ou les vomissements;
  • chez les femmes, des saignements hors de la période menstruelle normale («fausses règles») et/ou des règles anormalement abondantes.
En pratique
Vous entendrez des chiffres relatifs à vos résultats sanguins. Le nombre habituel des plaquettes se situe entre 150 et 400 giga/litre (g/l).

Ce que vous pouvez faire

Les mesures à prendre visent avant tout à prévenir les risques de saignements et d'hémorragie pendant la période où le taux de plaquettes est le plus bas.
Recommandations générale pour la période à risque
  • Prévenez toute personne qui serait amenée à pratiquer une intervention: dentiste, pédicure, acupuncteur, esthéticienne, etc. Dans la mesure du possible reportez ces rendez-vous à plus tard.
  • Renoncez à des interventions sur le corps durant cette période: piercing, tatouages, etc.
  • Evitez impérativement de prendre de l’aspirine ou des médicaments qui en contiennent car ils augmentent la fluidité du sang et peuvent accroître le risque de saignement.
  • Demandez l’avis du médecin avant de prendre un médicament en vente libre.
Soins du corps
  • Utilisez une brosse à dents à poils souples pour les soins dentaires (ou même un coton tige) et abstenez-vous temporairement d’utiliser du fil dentaire.
  • Optez pour un rasoir électrique plutôt qu’une lame.
  • Pratiquez la manucure et la pédicure à l’aide d’une lime exclusivement et avec prudence.
  • Protégez votre peau afin d’éviter les irritations.
  • Faites de fréquents bains de bouche à l’eau si vous ressentez une sécheresse buccale.
  • Adaptez votre alimentation et buvez en suffisance (en moyenne 10 verres par jour) pour éviter une constipation et des selles dures; ce d’autant plus si vous souffrez d’hémorroïdes qui risquent de saigner.
  • Renoncez à mesurer votre température par voie rectale, cela risquerait d’irriter d’éventuelles hémorroïdes et de les faire saigner.
Activités quotidiennes et sociales
  • Adaptez votre alimentation pour que celle-ci ne vous blesse pas. Evitez par exemple de manger les croûtes de pain ou ramollissez-les préalablement.
  • Privilégiez les activités douces. Evitez temporairement les activités et les mouvements vifs ou brusques ou qui comprennent des risques de chutes, coups, coupures ou blessures.
  • Evitez les sports de contacts (équipe, combat).
  • Renoncez aux gros travaux et utilisez des gants pour les petits travaux ménagers et de jardinage.
  • Adaptez, tout en douceur, vos relations intimes.
Traitements spécifiques
Selon les risques de saignements et la concentration de plaquettes mesurés lors de la prise de sang, une ou plusieurs transfusions de plaquettes peuvent vous être proposées pour en augmenter le nombre. Si ce traitement est envisagé, l’équipe de soins en discutera avec vous et vous donnera les informations nécessaires.

Dernière modification le 12.09.2011

 


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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 08:00
Espace Cancer
Les cellules qui tapissent la muqueuse intestinale font partie des cellules à renouvellement rapide susceptibles d'être touchées transitoirement par certaines chimiothérapies. Il peut s'ensuivre une irritation, une modification de de la flore intestinale ou de la rapidité du transit. C’est la principale cause de diarrhée lorsque celle-ci survient suite au traitement. La modification de la flore intestinale peut également être causée ou accentuée par une prise d’antibiotiques, par exemple. Certaines chimiothérapie peuvent favoriser au contraire la constipation.
D'autres médicaments, contre la nausée notamment, peuvent avoir pour effet de modifier le transit intestinal, soit en l'augmentant (diarrhée), soit en le diminuant (constipation).
Un antidiarrhéique est un médicament visant à traiter la diarrhée en diminuant les symptômes alors qu'un laxatif permet de traiter les constipations.
Le terme médical utilisé pour désigner une accumulation importante de matières fécales agglomérées de manière compacte dans l’intestin est fécalome. On parle d'iléus ou d'occlusion intestinale lorsque le transit intestinal est à l’arrêt complet.
Ce que vous pourriez observer ou ressentir
- Diarrhée
  • selles plus fréquentes et abondantes que d'habitude
  • selles souvent liquides, parfois molles
  • selles pouvant être accompagnées de glaires ou de sang
  • coliques, crampes, simultanément à l’émission de selles liquides
  • couleur des selles différente de la normale
  • perte de poids plus ou moins importante
  • soif, déshydratation
  • pourtour de l’anus très irrité, brûlant et douloureux.
- Constipation
  • selles rares, moins fréquentes que d’habitude, voire absentes un ou plusieurs jours de suite
  • difficulté ou impossibilité à évacuer les selles
  • selles dures, desséchées et parfois agglomérées de manière compacte
  • ballonnements, crampes, flatulences, abdomen tendu et douloureux
  • nausées
  • apparition d’hémorroïdes ou saignement de celles-ci, occasionnées par une évacuation difficile.
Ce que vous pouvez faire
 
Il s’agit pour l’équipe soignante et avec votre collaboration de connaître aussi exactement que possible les modifications que vous observez par rapport à l'habitude, d'identifier leurs causes et de trouver les stratégies adaptées pour y faire face.
- En cas de diarrhée
Les actions préventives visent à la fois :
  • à assurer une hydratation suffisante pour compenser les pertes en eau et prévenir ainsi la déshydratation;
  • à soulager l’inconfort lié à la diarrhée.
Appelez votre médecin sans délai
  • si la diarrhée persiste pendant plus de 24 heures malgré un traitement, ou si elle s’accompagne d’autres signes comme des maux de ventre, des vomissements, de la fièvre au dessus de 38°C, la présence de sang dans les selles, une perte de poids importante, l'apparition de vertiges ou de troubles de la vision.
  • si vous avez l'impression de ne pas pouvoir compenser vos pertes de liquide par la boisson. Vous aurez peut être besoin d’un apport en liquide supplémentaire pour remplacer l’eau et les éléments nutritifs perdus par la diarrhée.
Recommandations de soins
  • Si un traitement contre la diarrhée vous est prescrit, suivez-en attentivement la prescription.
  • Ne prenez pas de médicament contre la diarrhée en vente libre sans en avoir parlé avec votre médecin.
  • Buvez suffisamment de liquides, en règle générale deux litres/jour (év. plus selon l'importance de la diarrhée) pour compenser les pertes en eau.
  • Un «carnet d’annotation» peut se révéler très utile pour envisager les ressources les plus efficaces. Les informations suivantes pourront alors servir base de discussion lors des consultations:
    • nombre de selles/jour
    • moments de la journée où elles surviennent (dépendant d’un repas ou non)
    • présence de crampes associées ou non
    • présence de nausées associée ou non
    • lien éventuel avec certains aliments spécifiques
    • utilisation ou non du traitement anti-diarrhéique pour faire face au symptôme.
  • Votre peau peut être irritée localement autour de l’anus. Demandez à l’équipe soignante de vous conseiller une pommade, à base de zinc par exemple, pour calmer les irritations et protéger cette zone de peau. Si ce type de pommade vous est conseillée, utilisez de l’huile d’amande douce pour nettoyer votre peau car cette pommade ne s'enlève pas à l'eau.
  • Une fois les symptômes aigus passés, selon les causes de la diarrhée et selon votre souhait, votre équipe de soins peut vous proposer une consultation de diététique (voir colonne à droite).
- En cas de constipation
Les actions préventives visent à soulager l’inconfort lié à la constipation comme la douleur et les ballonnements;

L'adaptatation temporaire de l’alimentation pourra contribuer à atteindre ces buts.
Appelez votre médecin sans délai si votre constipation s’accompagne d’autres signes comme des maux de ventre aigus, des vomissements, de la fièvre au dessus de 38°C. Vous aurez peut être besoin de soins spécifiques.
Recommandations de soins
  • Si un traitement contre la constipation vous est prescrit d’office, respectez-en scrupuleusement la prescription afin d’assurer un rythme de transit des plus réguliers possibles, ceci d’autant plus si vous avez un traitement contre les douleurs à base de codéine ou de morphine.
  • Ne prenez pas de médicament en vente libre ou de mucilages contre la paresse intestinale ou la constipation sans en avoir parlé avec votre médecin. Ils pourraient être tout à fait contre-indiqués.
  • Buvez suffisamment de liquides tout au long de la journée (env. deux litres/jour).
  • Exercez une activité physique modérée mais régulière, selon votre tolérance, comme une marche quodienne dans les environs de votre lieu d’habitation, par exemple.

 

Dernière modification le 06.09.2011


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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 08:00
La fatigue est un effet secondaire bien connu des chimiothérapies même si son mécanisme n'est pas toujours bien expliqué. Elle peut être d’intensité variable, de légère à extrême et s'atténue en principe entre chaque cure. Le traitement peut aussi induire une anémie, c’est-à-dire un manque de globules rouges dans le sang qui provoque en soi une fatigue, une perte de force et un essoufflement à l’effort.
D’autres médicaments peuvent causer un état de somnolence et de sommeil. Par exemple, les médicaments contre les allergies administrés avant des thérapies spécifiques pour permettre leur bonne tolérance; ou encore la morphine, de façon transitoire au début du traitement. Enfin, des médicaments à base de cortisone peuvent, au contraire, empêcher le sommeil et entraver le repos.
Il ne faut pas négliger non plus les autres facteurs susceptibles d'influencer le sentiment de fatigue, tels que le stress, les soucis, le changement de rythme de vie, les trajets à l’hôpital, etc.
Le terme médical utilisé pour désigner une fatigue générale est asthénie.

Ce que vous pourriez observer ou ressentir

La façon de ressentir ou non la fatigue varie beaucoup selon les personnes, leur maladie, les traitements et les effets secondaires de ceux-ci. La même personne pourra la ressentir de manière très différente selon les moments. Le repos n’est pas forcément réparateur comme en situation habituelle.
La fatigue est une sensation subjective. Peut-être la décrivez-vous comme une sensation de perte d’énergie, d’épuisement, de faiblesse, de perte de mémoire, de difficulté à vous concentrer, à réfléchir. La fatigue peut rendre impatient envers soi et les autres, elle peut entraîner un manque de motivation, une lassitude et éventuellement un repli sur soi. Physiquement, vous pouvez manquer d’allant et/ou de force.

Ce que vous pouvez faire

Il s'agit pour l'équipe soignante et avec votre collaboration d'identifier pour chaque situation la ou les causes de fatigue afin de trouver les meilleures stratégies pour y faire face. La brochure éditée par la Ligue suisse contre le cancer Fatigue à nous deux, identifier les causes, trouver les solutions (pdf 355ko) propose des questionnaires qui vous permettront de mieux identifier votre fatigue personnelle.
Vous trouverez ci-dessous des recommandations et des conseils qui visent essentiellement à diminuer l'inconfort lié à la fatigue en adaptant ses habitudes de vie.
- Conseils généraux
  • Lors du traitement, essayez de maintenir tant que possible une activité physique en respectant des temps de sieste. L'activité physique régulière peut effectivement aider à mieux surmonter la fatigue.
  • Pensez à vous aménager des plages de détente et de repos durant la journée. Reportez ce qui n’est pas indispensable et cherchez à respecter vos nouveaux besoins.
  • Privilégiez la position assise chaque fois que possible: repassage, épluchage des légumes, leçons avec les enfants, etc.
  • Utilisez les ressources qui vous sont proposées par vos proches ou vos connaissances: garde d'enfants, commissions, préparation des repas, ménage, etc.
  • Evaluez vos besoins avec votre équipe soignante et profitez de la présence de l’assistante sociale de la Ligue régionale contre le cancer pour connaître les services d’aide pouvant vous être proposés durant la période de traitement.
  • Laissez libre cours à vos émotions, elles sont légitimes. Partagez-les avec une personne en qui vous avez confiance.
- Si vous ressentez une perte d’énergie
  • Planifiez les tâches ou rendez-vous importants en fonction du programme de chimiothérapie. Les jours qui précèdent le traitement suivant devraient être les plus favorables.
  • Demandez à vos visites de téléphoner avant de venir. N’hésitez pas à garder le contact par téléphone, par sms et par courriel si vous n’avez pas l’énergie de les recevoir.
  • Donnez-vous l’autorisation de demander des visites comme d’en refuser, en mettant par exemple des limites à celles qui vous fatiguent. Privilégiez des rencontres qui vous ressourcent. Mettez le cadre qui vous convient le mieux et réévaluez-le en fonction de votre état.
- Si vous ressentez une fatigue extrême
  • Créez tant que possible des habitudes de sommeil régulières.
  • Observez les variations de votre énergie sur la journée afin de prendre vos rendez-vous lorsque vous vous sentez le plus en forme.
  • Donnez une priorité aux activités qui vous tiennent à cœur; privilégiez-les tant que possible dans les choix lors de l’organisation de vos journées.
  • Tenez compte des effets «coups de pompe» dans votre organisation et vos déplacements. Dans la mesure du possible, évitez de prendre le volant lorsque vous vous sentez trop fatigué.
- Si vous avez des troubles du sommeil
  • Si vous avez un sommeil agité avec des cauchemars, si vous vous sentez sensible émotionnellement et vulnérable, parlez-en à votre équipe soignante. Il se peut que ce soit l’effet secondaire d’un médicament.
  • Afin de maintenir une qualité de sommeil, réduisez votre consommation de boissons énergétiques et caféinées.
  • Pensez à aérer votre chambre avant de vous coucher.
  • Plutôt que de vous retourner dans votre lit si vous ne trouvez pas le sommeil, choisissez une activité (lecture, musique, TV) en dehors de votre chambre à coucher afin de laisser le sommeil vous gagner peu à peu.
- Si vous aspirez à vivre en repli sur vous-même
  • Essayez de parler de vos sentiments et de vos besoins intimes avec votre partenaire. Il se peut que ceux–ci soient différents pour un temps. Ensemble, vous pourrez convenir de ce qui convient le mieux à chacun.

- Si vous ressentez de l’anxiété
  • Faites part à l’équipe soignante de ce que vous ressentez: état émotionnel, tristesse, craintes, nouvelles inquiétudes, afin de trouver écoute et attention et au besoin chercher ensemble les moyens d’y faire face.
  • Aidez-vous d'un journal intime pour vous libérer de vos émotions et réduire ainsi l’anxiété.
  • Faites le plein d’énergie positive en pratiquant une activité qui vous tient à coeur ou qui vous détend.

Dernière modification le 06.09.2011

 

 


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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 08:00
Les nausées et vomissements sont considérés naturellement comme un mécanisme protecteur de l’organisme. Ils permettent d’éviter l’ingestion et d’expulser les substances potentiellement incommodantes ou nocives. Ce processus est géré par différents récepteurs du tube digestif et du système nerveux central, selon un ensemble complexe de réactions internes.
Le risque d’éprouver des nausées ou des vomissements dépend du type de chimiothérapie administrée. Certains traitements n’engendrent pas de manifestations de ce type. Dans le cas inverse, le médecin oncologue prescrit un traitement agissant préventivement sur le risque. Il existe à l’heure actuelle de nombreux médicaments qui permettent de surmonter cet effet indésirable.
La disparition du symptôme entre les cures de chimiothérapies et après celles-ci est certaine.
Transmettez à l’équipe soignante la façon dont vous vous sentez exactement, afin de trouver ensemble le traitement et les stratégies les plus adaptées pour y faire face.
En langage médical, on parle de symptômes chimio-induits pour désigner les symptômes de nausées et de vomissements. Les médicaments contre les nausées sont appelés antiémétiques.

Ce que vous pourriez observer ou ressentir

S'ils devaient survenir, les nausées ou vomissements sont susceptibles d'apparaître:
  • pendant ou juste après le traitement (symptôme aigu) ou dans les jours qui suivent (symptôme tardif);
  • avant le traitement de chimiothérapie, de manière anticipée. Ce mécanisme reconnu est un réflexe en relation avec des réactions survenues lors de l’administration de cures précédentes.
Ces manifestions peuvent modifier passagèrement vos habitudes alimentaires et avoir un impact sur vos apports de nourriture et sur votre hydratation. En conséquence, il se peut que vous remarquiez une perte de poids.
Elles ne sont toutefois pas nécessairement liées à une prise alimentaire. Certaines personnes décrivent des aigreurs d’estomac associées aux nausées.

Ce que vous pouvez faire

Une action majeure vise à agir préventivement sur ces manifestations. Ceci permet de conserver à la fois une qualité de vie satisfaisante, un apport énergétique suffisant et un poids stable.
- D’une manière générale
  • Les anti-nauséeux sont très souvent inclus dans le schéma de chimiothérapie et administrés juste avant ou après la cure. Il est également possible qu’un traitement contre la nausée vous soit prescrit pour votre retour à la maison. Quelques fois, ce traitement peut occasionner lui aussi des effets indésirables, tels que de la somnolence ou des troubles de concentration. D’avis de patients, ces effets sont toutefois plus commodes à gérer que des nausées ou des vomissements.
  • Si un traitement anti-nauséeux vous est prescrit d’office, il est favorable de se tenir à la prescription. Il est en effet plus confortable de prévenir les nausées plutôt que de les traiter lorsqu’elles surviennent.
  • Un «carnet d’annotations» peut être très utile afin de lister les ressources les plus efficaces pour faire face aux nausées lorsque celles-ci surviennent. Les informations suivantes pourront notamment servir de base à la discussion avec l’équipe spécialisée:
    • le ou les jours d'apparition du symptôme;
    • le moment de la journée durant lequel il survient;
    • l’utilisation ou non du traitement anti-nauséeux pour faire face au symptôme;
    • L’intensité ressentie (par exemple sur une échelle de 0 à 10, 0 = absence de nausée ou vomissement et 10 = intensité de nausées ou vomissement au maximum de ce qui peut être imaginable pour vous).
- Si vous souffrez de nausées
  • Observez les moments d’apparition des symptômes afin d’adapter de façon préventive la prise de l’anti-nauséeux de réserve les jours qui suivent.
  • Choisissez des aliments qui ne vous provoquent pas de dégoût afin de garder un apport alimentaire satisfaisant et favoriser la notion de plaisir du goût. D’expérience, il semble que le choix d’aliments «neutres» comme la semoule, les flocons d’avoine, la polenta peut être un moyen efficace.
  • De nombreuses personnes évoquent la forte odeur que dégagent plusieurs aliments tels que certains poissons, les choux, l’oignon, le brocoli, le café, les aliments frits, gras et sucrés. Si tel est votre cas, éliminez transitoirement ces produits de vos repas.
  • Privilégiez des aliments tièdes afin d’éviter les goûts et odeurs alimentaires trop prononcés.
  • Pensez avoir à disposition des plats déjà cuisinés afin que l’odeur de cuisson n’augmente pas les nausées. Pour y parvenir, et selon comment vous vous sentez:
    • Choisissez les jours favorables entre deux cycles de chimiothérapie pour cuisiner des produits frais en grandes quantités avant de les congeler par portions.
    • Si des amis ou des proches se mettent à disposition pour une aide, n’hésitez pas à leur demander de cuisiner des plats de saison qui pourront être congelés, en précisant clairement les goûts que vous tolérez.
    • Optez transitoirement pour les «repas à domicile» en exposant cette demande à votre équipe de soins (infirmière, assistante sociale) qui vous expliquera les modalités.
  • Après le repas ou la collation, choisissez une activité qui vous tient à coeur afin de penser le moins possible aux nausées.
  • Privilégiez une position assise durant la phase de digestion. Evitez de vous allonger directement après un repas.
  • D’expérience de quelques patients sujets aux maux de voyages, l’emploi d’un bracelet d’acupressure (en vente dans les pharmacies) est une option à tester. Il s’agit là d’une astuce et non d’une recommandation.
- Si vous souffrez de vomissements
Si malgré la prise du traitement anti-nauséeux prescrit, vous souffrez de vomissements et que ceux-ci persistent plus de 24 heures et qu'ils vous empêchent de vous hydrater, appelez votre équipe soignante spécialisée.
Il existe des alternatives aux comprimés anti-nauséeux à avaler. Le traitement est également disponible sous forme sub-linguale, c’est-à-dire que le comprimé est à laisser fondre sous la langue, et sous forme de suppositoires. Ces solutions sont à envisager avec votre médecin pour un usage temporaire.
  • Après des vomissements, les boissons gazeuses froides au cola dégazées et prises par petites gorgées ou à la cuillère peuvent vous soulager.
  • Mangez quand vous avez faim des produits frais, par petites quantités, même si ce n’est pas l’heure des repas.
  • Sirotez des boissons (eau et des boissons énergétiques) tout au long de la journée afin de garder une hydratation suffisante.
- Si vous souffrez de vomissements
Si malgré la prise du traitement anti-nauséeux prescrit, vous souffrez de vomissements et que ceux-ci persistent plus de 24 heures et qu'ils vous empêchent de vous hydrater, appelez votre équipe soignante spécialisée.
Il existe des alternatives aux comprimés anti-nauséeux à avaler. Le traitement est également disponible sous forme sub-linguale, c’est-à-dire que le comprimé est à laisser fondre sous la langue, et sous forme de suppositoires. Ces solutions sont à envisager avec votre médecin pour un usage temporaire.
  • Après des vomissements, les boissons gazeuses froides au cola dégazées et prises par petites gorgées ou à la cuillère peuvent vous soulager.
  • Mangez quand vous avez faim des produits frais, par petites quantités, même si ce n’est pas l’heure des repas.
  • Sirotez des boissons (eau et des boissons énergétiques) tout au long de la journée afin de garder une hydratation suffisante.

 

Dernière modification le 03.03.2011


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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 09:13

Espace Cancer

La plupart des chimiothérapies ont pour effet de ralentir la production des composants du sang dans la moelle osseuse. Trois types de composants peuvent être touchés :
  • les globules blancs, appelés aussi leucocytes, qui protègent des infections;
  • les plaquettes, appelées aussi thrombocytes, qui agissent sur la coagulation;
  • les globules rouges, appelé aussi érythrocytes, qui assurent en partie le transport de l’oxygène dans l’organisme.
Des analyses de sang sont effectuées très régulièrement avant chaque séance de chimiothérapie. Elles permettent d’évaluer la tolérance au traitement. Il se peut que la dose des médicaments et le rythme des séances soient modifiés selon les résultats, pour garantir à la fois la sécurité de la personne soignée et maintenir l’efficacité du traitement.

Effets sur les globules blancs

Une catégorie importante de ceux-ci, les neutrophiles, est particulièrement touchée. La baisse transitoire de leur nombre diminue la capacité de l’organisme à se défendre. L’organisme est plus à risque de développer une infection causée par des germes extérieurs, mais surtout plus sensible à ses propres germes avec lesquels il cohabite très bien en temps normal. Ce sont souvent les germes de la bouche, du tube digestif et de la peau qui deviennent la cause du problème infectieux lorsque le système de défense est affaibli.
Le nombre de globules blancs ne baisse pas immédiatement lors de l’administration de la chimiothérapie, mais progressivement. Le niveau le plus bas est atteint environ 5-10 jours après le traitement pour remonter ensuite.
Le terme médical utilisé pour désigner une diminution significative des globules blancs dans le sang est neutropénie.
On parle d'agranulocytose pour désigner une neutropénie sévère qui implique un grand risque de développer une infection (< 500 neutrophiles par microlitre de sang).

Ce que vous pourriez observer ou ressentir

Une baisse des globules blancs se ressent surtout au niveau de la fatigue qu’elle induit.
La fièvre est le premier signe d’une infection probable. Il faut savoir toutefois que certains médicaments masquent la fièvre (contre-douleur à base de paracétamol, anti-inflammatoires ou cortisone, par exemple). Idéalement, ces médicaments devraient être évités pendant la période à risque. Lorsque leur prise est malgré tout nécessaire, d’autres signes peuvent servir à la détection d’une infection. La plupart du temps, de simples analyses de sang ou d’urine permettent de mettre en évidence une infection et orienter vers un traitement d’antibiotiques.
En pratique
Vous entendrez des chiffres relatifs à vos résultats sanguins. L’unité de mesure utilisée peut varier d’un laboratoire à l’autre. Au CHUV, elle est exprimée en giga/litre (g/l). Le nombre habituel des globules blancs se situe entre 4 et 10 g/l; celui des neutrophiles varie entre 1,8 à 7,5 g/l.
Un nombre élevé de globules blancs indique que le corps est en train de lutter contre une infection, tandis qu’un nombre diminué signifie que le corps a perdu une partie de sa capacité de combattre les infections.

Ce que vous pouvez faire

Les mesures à prendre visent avant tout à prévenir le risque infectieux pendant la période où le nombre de globules blancs est bas.
Selon les situations, la diminution des globules blancs peut être plus ou moins importante et plus ou moins longue (de un à plusieurs jours). L'intensité et la durée du risque d’infection sont donc variables et vont influencer l’importance des mesures à prendre. Demandez à votre oncologue de vous préciser le degré du risque infectieux ainsi que la période durant laquelle vous êtes à risque, c’est-à-dire en neutropénie.
Urgences pendant la période à risque
Pendant la période à risque, contrôlez votre température si vous ne vous sentez pas bien (en cas de frissons, maux de tête ou transpiration excessive, par exemple). Contactez immédiatement et impérativement votre médecin, votre équipe spécialisée ou un centre d’urgence de proximité selon l’heure, si votre température est supérieure ou égale à 38°C deux fois de suite (à une heure d’intervalle) ou une fois à 38,5°C et plus, et aussi si vous constatez:
  • des frissons : sensation de froid accompagnée de tremblements
  • des battements de cœur inhabituellement rapides (tachycardie)
  • de la peine à respirer ou une accélération inhabituelle de votre respiration.
Informez rapidement votre médecin ou votre équipe soignante si vous observez ou ressentez:
  • l’apparition ou l’augmentation d’une toux ou de maux de gorge
  • des rougeurs ou du pus sur la peau ou les muqueuses
  • une inflammation localisée sur une région prédisposée telle qu’une blessure superficielle, un bouton, les peaux autour des ongles rongés ou arrachés, un ancien point de prise de sang
  • un écoulement anormal ou douteux
  • des douleurs ou une sensation de brûlure en urinant
  • une diarrhée persistante
  • des aphtes et/ou un dépôt blanchâtre dans la bouche.
Soins de la peau et de la bouche
La peau sert de barrière de protection contre les germes extérieurs. Les mesures de prévention à suivre pendant la période à risque visent à limiter les lésions cutanées afin de prévenir les infections.
Hygiène corporelle
  • Préférez une douche quotidienne au bain.
  • Utilisez un savon doux et hydratant, de préférence liquide, car plus hygiénique qu’une savonnette.
  • Savonnez-vous à la main plutôt qu’avec un gant de toilette, car l’humidité contenue favorise le développement de germes.
  • Veillez à bien sécher les plis de la peau afin d’éviter la macération (sous les bras et entre les orteils, notamment).
  • Lors de votre toilette intime, effectuez un mouvement de l’avant à l’arrière.
  • Lavez-vous les mains systématiquement après chaque passage aux toilettes, lors de la préparation des repas ainsi que avant et après chaque repas.
Protection de la peau
  • Evitez que la peau se dessèche en appliquant une crème hydratante.
  • Protégez la peau de toute blessure: optez pour des gants et de chaussures fermées lors de travaux ménagers, d’entretien et lors de jardinage. Messieurs, optez transitoirement pour un rasoir électrique.
  • Si néanmoins vous vous blessez, nettoyez la plaie avec de l’eau et du savon avant d’appliquer un désinfectant. Les pansements doivent être contrôlés et changés régulièrement.
  • Prenez soin de vos ongles en les gardant propres et coupés; évitez de les ronger. Si vous bénéficiez de soins de pédicure-manucure, organisez vos rendez-vous en dehors de la période où le risque d’infection est important; il en est de même pour certains soins esthétique (épilation, tatouage permanent).
Hygiène buccale
  • Effectuez un contrôle préventif, et des soins dentaires s’il y a lieu, avant le traitement de chimiothérapie, c’est-à-dire hors de la période où le risque infectieux devient présent.
  • Brossez-vous minutieusement les dents avec une brosse souple afin d’éviter les irritations de la gencive.
  • Si vous portez une prothèse dentaire, veillez à le maintenir propre et assurez-vous qu'il n’irrite pas les gencives.
  • Rangez votre brosse à dents à part (verre à dents séparé des autres habitants de votre habitation).
  • Effectuez des bains de bouche, de préférence avec une solution aqueuse comme de l’eau physiologique ou avec un désinfectant buccal naturel (infusion de clou de girofle par exemple). Evitez les solutions qui contiennent de l’alcool afin d’éviter l’irritation des muqueuses.
Mesures d'hygiène autour des repas
Les aliments peuvent représenter une source d’infections. Pendant la période à risque, le respect de quelques mesures d'hygiène lors de l'achat, de la conservation et de la préparation des produits permet de limiter la présence de germes.
- Achat des aliments
  • Choisissez des fruits et légumes en bon état, en vérifiant l’aspect, la consistance et l’odeur (ils ne doivent pas être flétris, jaunis ou avariés).
  • Contrôlez les dates d’emballages et de limite de consommation des aliments.
  • Choisissez des aliments dont l’emballage n'est pas abîmé.
  • Préférez des conditionnements individuels (petit berlingot, portion unique) ou des aliments couverts et scellés (compotes en pot individuel, flans, etc.).
  • Assurez-vous que la « chaîne du froid » est respectée.
- Conservation des aliments
Le développement des bactéries est influencé par la température: le froid stoppe ou freine leur croissance, la chaleur l’accélère et les très hautes températures détruisent les microorganismes.
  • Vérifiez systématiquement les dates de péremption des aliments que vous consommez.
  • La mise au réfrigérateur des aliments périssables à température ambiante doit être rapide après l'achat (moins de deux heures). Veillez à consommer ces produits le plus rapidement possible.
  • Contrôlez que le réfrigérateur est à une température de 5°C à l’étage du milieu et disposez les aliments selon les différentes températures du meuble:
    • le tiroir du bas est prévu pour les légumes et les fruits;
    • au-dessus seront placés viandes et poissons frais (emballés séparément);
    • les oeufs, les produits laitiers, la charcuterie, les restes de mets cuisinés (recouverts d’un film alimentaire ou d'un couvercle) sont rangés sur les étagères du milieu ou du haut;
    • les boissons, la moutarde et le beurre sont placés dans les alcôves de la porte.
  • Entretenez votre réfrigérateur : évitez de trop le remplir ou de laisser du givre s’accumuler. L’air doit pouvoir y circuler facilement. Nettoyez-le au minimum une fois par mois avec un produit bactéricide.
  • Les aliments congelés doivent être maintenu à –18°C (–20°C pour les glaces). Une fois décongelés, ils ne doivent en aucun cas être congelés une seconde fois. Pensez au temps de décongélation lorsque vous apprêtez de la viande. Dans ce cas, laissez-la quelques heures hors de son emballage, dans une assiette, dans le bas du réfrigérateur et jetez le jus.
  • Les aliments de longue conservation (riz, conserves, etc.) doivent être placés dans un endroit sec, à l’abri de la lumière et des insectes. Les emballages doivent être en bon état et correctement fermés.
Préparation des aliments
- La cuisine est un site de contamination potentielle. Veillez à assurer une hygiène impeccable pour limiter les risques :
  • La présence d’animaux domestiques est à éviter dans la cuisine ou les lieux de stockage.
  • Avant de commencer à cuisiner, pensez à attacher vos cheveux longs, à ôter vos bijoux et à vous laver soigneusement les mains à l’eau chaude et au savon. Un linge propre, changé régulièrement, maintenu à proximité du plan de travail permet de s’essuyer les mains.
  • Nettoyez le plan de travail, les ustensiles, les planches à découper entre chaque préparation. Ces mesures sont particulièrement nécessaires après avoir coupé de la viande fraîche ou manipulé des œufs crus.
  • Nettoyez souvent les linges de cuisines, lavez ou changez fréquemment les éponges et les chiffons.
  • Nettoyez le sommet des canettes, bouteilles ou boîtes de conserve avant de les utiliser.
  • Videz et nettoyez régulièrement la poubelle.
- Dans la préparation des mets, des précautions particulières sont recommandées :
  • Lavez soigneusement les fruits et légumes avant de les éplucher et de les cuire.
  • Cuisez les viandes à point, elles ne doivent pas être saignantes à l’intérieur. Jetez le jus de la viande crue ou les restes de marinades.
  • Evitez d’interrompre une cuisson pour la reprendre plus tard.
  • Servez les aliments chauds le plus rapidement possible, sans les laisser à température ambiante.
  • En cas de doute sur la fraîcheur d’un aliment, n’hésitez-pas à le jeter. Si un aliment présente des parties avariées (fruit) ou des moisissures (confiture), jetez-le car bien qu’invisibles les spores toxiques envahissent tout l’aliment.
- Conseils alimentaires en cas d'agranulocytose
En cas d'agranulocytose, des mesures de précaution plus strictes doivent être suivies, de manière à réduire au maximum le risque d'intoxication et d'infection par contamination bactérienne. Celles-ci concernent notamment le choix des aliments et leur préparation.
La règle de base est de ne manger que les aliments cuits ou pelés. Ainsi, les crudités et les fruits crus et non épluchables sont à mettre de côté. Plusieurs autres aliments à risque de contamination sont à éliminer transitoirement de l'alimentation. Un tableau à télécharger (pdf 294ko) vous permettra d'avoir une vue d'ensemble des aliments dont la consommation est proscrite ou au contraire recommandée.
Activités quotidiennes et sociales
- Durant la période à risque, évitez tant que possible :
  • de participer à des bains de foule (centres commerciaux, manifestations et fêtes communautaires, etc.);
  • d’utiliser des transports en commun;
  • d’aller à la piscine;
  • d’avoir contact avec des personnes ayant un rhume, une grippe, une diarrhée, une maladie virale (herpès, rougeole, varicelle par exemple) ou de jeunes enfants venant d’être vaccinés. Ces personnes pourraient vous transmettre des germes indésirables.
Si vous avez un ou des animaux domestiques, évitez le nettoyage de leur litière. Si vous devez néanmoins réaliser cette tâche, faites-le avec des gants et prenez soin de vous laver les mains consciencieusement comme après chaque contact avec lui. Evitez aussi qu’il vous blesse (griffure, morsure).
Il est recommandé que votre entourage (famille et proche) soient vaccinés contre la grippe si c’est une période à risque d’épidémie.

Traitements spécifiques

- En cas de neutropénie
  • Des antibiotiques (comprimés ou injections) peuvent être nécessaires pour traiter une infection en présence de fièvre. Parfois un séjour hospitalier est organisé pour des surveillances ou le traitement antibiotique.
  • Dans certaines situations, le médecin prescrit un médicament sous forme d’injections à se faire soi-même qui renforce et accélère la production de globules blancs. Si ce médicament vous est prescrit, l’équipe de soins vous donnera les informations nécessaires.
- En cas d’agranulocytose
  • Lors d’un séjour hospitalier, si le nombre de globules blancs et très bas (agranulocytose), des précautions particulières seront prise. Le personnel de soins et les visites seront habillés spécialement avec une surblouse. Selon le contexte, ils pourraient porter un masque devant la bouche pour vous protéger. Le nombre des visiteurs est alors limité.

Dernière modification le 12.09.2011

 

 

 

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 08:30

 

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  • LES CIBLES

 

LA STRUCTURE DE L’ADN

La molécule d’ADN normale comporte trois structures :

  1. Une structure primaire formée par la suite des bases puriques ou pyrimidiques (l’alphabet génétique)
  2. Une structure secondaire constituée par des ponts lâches entre ses deux chaînes
  3. Une structure tertiaire formée par l’enroulement sur elle-même de la molécule et dont la configuration est indispensable pour la transcription et l'autoreproduction.

LES ENZYMES MAINTENANT LA STRUCTURE DE L’ADN


Cinq enzymes sont impliquées dans le maintien de la structure de la molécule de l’ADN et peuvent constituer des cibles pour des médicaments :

  1. L’ ADN hélicase ou gyrase , est une enzyme qui catalyse le déroulement des brins complémentaires d’une double hélice d’ADN.
  2. L’ ADN ligase est une enzyme qui catalyse la liaison entre deux molécules séparées d’ADN, formant des liaisons phosphodiesters entre l’extrémité 3'-hydroxyl de l’une et l’extrémité 5'-phosphate de l’autre. Son rôle réside dans la réparation et la réplication de l’ADN. C'est un outil essentiel dans la technologie de l’ADN recombinant puisqu'elle permet l’incorporation d’ADN étranger dans les vecteurs.
  3. L’ ADN polymérase est une enzyme qui catalyse la polymérisation (5' vers 3') des monocléotides triphosphates qui constituent l'ADN.
  4. L’ ADN primase est une enzyme qui catalyse la synthèse de courtes amorces d’ARN à partir desquelles débute la synthèse des brins d’ADN.
  5. Les ADN topoisomérases sont des enzymes qui modifient la topologie de l’ADN (nombre de spires de la double hélice) au moment de sa réplication qui induit des contraintes sur l’enroulement

COMMENT ATTEINDRE L’ADN ?


Deux types d'interactions, induites par des médicaments, ont été décrits, au niveau de l'ADN :

  1. Une activation et un blocage des topo-isomérases II, enzymes capables de cliver l’ADN, et de restituer la structure tertiaire (réparation), par la formation de complexes.
  2. Une intercalation de produits chimiques plans, qui rigidifient la grande molécule d'ADN et empêchent la transcription. Les agents intercalants agissant sur l’ADN. Ils bloquent ainsi les principales fonctions de la cellule. Ils empêchent, aussi, la synthèse de l'ARN et donc des protéines dépendant de l'ARN messager (mARN).

 

  •  LES INHIBITEURS DES TOPOISOMÉRASES

Les « topoisomérases » sont des enzymes indispensables pour « dénouer » l'enroulement très important de l’ADN avant sa transcription ou sa réplication. On distingue deux types de « topoisomérases ».

  • Les topoisomérases I ne s'intéressent qu'à un seul brin d’ADN et permettent le passage d'un brin d’ADN à l'intérieur d'un « trou » constitué et protégé par les topoisomérases I.
  • Les topoisomérases II intéressent les deux brins de l’ADN et permettent le passage des deux brins d’ADN torsadés à travers un « trou » protégé par les topoisomérases II

 

 

 

Mise à jour

Mardi 17 Mars 2009

 

 

 

 

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